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Bénévolat 2.0 : cap ou pas cap ?

Bonne nouvelle : la génération Y se distingue aussi par son engagement social ! Malgré un contexte économique défavorable, les jeunes, en perpétuelle quête de sens et de solidarité, s’engagent de plus en plus dans l’associatif. Une réponse concrète à un mécontentement politique qui les pousse à agir pour l’intérêt général.

Néanmoins, l’engagement de la génération Y s’inscrit dans l’action immédiate.

Dans les pratiques, l’évolution majeure constatée avec l’émergence d’Internet vient de la manière dont les bénévoles trouvent un engagement”, affirme Anne-Carole Poitrenaud, directrice générale adjointe de l’association France Bénévolat.

Une génération connectée qui, grâce à cela, contourne les principaux freins à l’engagement associatif : temps, disponibilité et mobilité.

En effet, « environ 60 % des jeunes bénévoles utilisent par exemple les réseaux sociaux pour soutenir une cause », constate Sophie Cros, directrice des contenus & événements du Forum national des associations & fondations.

Par ailleurs, nous ne sommes pas sans savoir que le bénévolat est une question d’engagement et d’intérêt. Mais aussi une affaire de bouche à oreille et d’affinité. Les bénévoles s’inscrivent parfois entre amis ou sur recommandation parce qu’une organisation a su susciter cette envie de faire parler d’elle. Les associations ont donc tout à gagner à s’appuyer sur l’aspect communautaire que leur offre internet.

Cependant, l’utilisation des réseaux sociaux et de la toile pour recruter de nouveaux bénévoles peine à se développer. “En termes de e-bénévolat ou e-mécénat, d’autres pays sont plus avancés. C’est le cas de la Pologne notamment, dont le tissu associatif s’est structuré dans le milieu des années 90 et a intégré dès le départ les possibilités offertes par Internet et le numérique”, souligne Anne-Carole Poitrenaud de l’association France Bénévolat.

Mais ne mettons pas l’accent que sur les trains en retard, soulignons les belles initiatives 2.0 tricolores. On peut penser par exemple au réseau social de proximité Voisin-âge, lancé par les Petits frères des Pauvres. Ou encore, à la plateforme Bénévole At Home qui propose aux citoyens de devenir l’ange gardien de leur quartier. Un site web simple d’utilisation puisqu’il suffit de s’inscrire en précisant le service que les habitants sont prêts à offrir ainsi que leurs horaires de disponibilité.

Un web-virage qui va s’avérer capital pour la pérennité et le bon fonctionnement des associations qui doivent faire cohabiter la jeune génération avec les séniors moins adeptes de ces nouveaux outils digitaux. Visiblement, proposer aux jeunes de s’engager en fonction de leurs disponibilités et de leurs modes de vie semble être une des solutions les plus performantes à la fidélisation.

Laura, optimiste des internets