Intelligence artificielle

Intelligence artificielle : la meilleure ou la pire des choses qui soit jamais arrivée à l’Humanité ?

L’intelligence artificielle était sur toutes les lèvres en cette année 2016. En effet, 2016 marque l’avènement de cette discipline scientifique dont l’impact sur l’avenir excite tout autant qu’elle inquiète l’Humanité.

En mars dernier, l’intelligence artificielle a fait un bond en avant qui a fasciné le monde entier : pour la première fois, AlphaGo, une intelligence artificielle développée par le géant Google, a battu à plate couture (4-1) un des meilleurs joueurs de Go au monde, Lee Sedol, d’origine coréenne.

Mais tout d’abord, qu’est-ce le Go ?

Une rumeur prétend que c’est le jeu le plus vieux au monde. Les premières références au jeu remontent entre 722 et 481 av J.C. Solidement ancré dans la culture asiatique, le jeu de Go oppose deux adversaires qui placent tour à tour des pierres, noires ou blanches, sur un goban, un plateau carré et divisé par des intersections.

L’objectif des joueurs est de contrôler le jeu en y construisant des territoires et en gagnant des prisonniers. Les règles paraissent simplissimes, et pourtant, c’est un jeu de stratégie assez abstrait pour tous ceux qui ne sont pas mordus de mathématiques. En effet, le nombre de positions possibles est incroyablement vaste. D’après Denis Hassabis, le fondateur de DeepMind, la start-up rachetée par Google, il y en a 1… avec 170 zéros derrière ! A titre comparatif, on estime que l’univers connu est composé de « seulement » 80 zéros derrière le 1… De quoi se poser la question à deux fois avant de poser une pierre sur le goban !

AlphaGo, l’intelligence artificielle made in Google

En mars, AlphaGo était testé par Google sur un des meilleurs joueurs du monde, Lee Sedol. Dès la 1ère manche, il prend la main, domine son adversaire et impose son jeu. Le monde entier est surpris, voire épouvanté : une machine serait donc capable de battre le champion légendaire, qui règne sur la discipline depuis plus de 15 ans ?

AlphaGo, conçu spécialement pour jouer au Go, est une machine alerte, alliant plusieurs formes d’intelligence artificielle. L’ordinateur est capable d’attribuer à chaque coup possible une probabilité, et de déterminer les plus susceptibles de conduire à la victoire. Il utilise le Deep Learning, et imite ainsi le fonctionnement du cerveau humain capable de traiter plusieurs informations en même temps et d’en déduire une conclusion. Plus surprenant encore, l’ordinateur est capable de jouer contre lui-même, afin d’apprendre de ses échecs et de ses victoires.

Lee Sedol a conclu l’issue de ce match par un joli message qui a su réconforter les plus méfiants : « « Nous ne pouvons et ne devons pas abandonner la capacité de l’esprit humain d’être intelligent de façon créative. »

Ce match très médiatisé aura au moins su convaincre les deux camps (les aficionados du Go autant que les férus de sciences) qu’une nouvelle ère s’ouvrait. En revanche, ce développement effréné de l’intelligence artificielle amène de nombreuses inquiétudes. Si les ordinateurs sont capables de battre l’Homme aux échecs et au jeu de Go, peut-on craindre qu’à l’avenir l’Humain soit très rapidement laissé sur le banc de touche ?

J’ai l’espoir au moins que, derrière chaque projet d’intelligence artificielle, un scientifique ait l’intelligence de se poser la question : « Qu’est-ce qu’il se passe, si… ça émerge ? » Personnellement, je n’ai toujours pas mis de côté cette vieille utopie de la voiture volante ! Google, je compte sur toi pour 2017 !

Kate, NéoGophyte en désarroi

media=hanouna

2016 n’a pas uniquement fait rimer médias avec Hanouna (ouf)

L’année des médias rime avec… Hanouna ? Malheureusement pour les fans, moins pour les détracteurs : pas seulement.

Grand chambardement chez Canal +, grille revisitée chez Europe 1, cure de jouvence pour France Télévisions, concurrence accrue pour les chaînes d’infos en continu, augmentation des tarifs publicitaires ont marqué cette année 2016.

Côté télé, cette année, les médias ont rivalisé d’effets d’annonce durant l’été pour agiter le traditionnel mercato et présenter leurs grilles.

Si C8, ex D8, a enregistré environ 36789 buzz autour de l’émission Touche pas à mon poste, c’est Canal + qui a changé. « Hémorragie », c’est le mot choisi par la rédaction du quotidien Le Monde pour qualifier ces bouleversements.

La chaîne, sous l’impulsion de Vincent Bolloré, a opté pour une stratégie 100% abonnés. Voulant les faire revenir en renforçant leur sentiment d’être des privilégiés, elle s’est séparée de quelques programmes incontournables et autres animateurs vedettes et a fait passer ses programmes en clair de 6h à 1h par jour.

Le Petit Journal est reparti de zéro, un chiffre qui s’approche de celui de son audience quand son remake, Quotidien, sur TMC (groupe TF1) rassemble plus d’1 million de téléspectateurs. Le Zapping a disparu de la chaîne, tout comme son créateur, viré pour faute lourde pour avoir déposé la marque à l’INPI alors qu’elle appartient au groupe. Que les aficionados se rassurent : selon l’Obs, le Zapping renaîtrait de ses cendres, sous un autre nom et sur une autre chaîne en quête d’une audience plus jeune : France 2.

C’est en effet une cure de jouvence que souhaite s’offrir le groupe France Télévisions. Les chaînes capitalisent sur des animateurs comme Thomas Thouroude aux commandes de Society, censé être la locomotive du prime time, quand le JT de 13h de France 3 est confié à Emilie Tran Nguyen, journaliste d’à peine 30 ans, symbole de fraîcheur et de diversité.

Que dire des chaînes d’infos en continu si ce n’est que la concurrence qui les animait au point d’aller, selon l’opinion publique, parfois trop loin (couverture des attentats), s’est renforcée par le passage en gratuit de LCI et la création d’une chaîne cohabilitée par France Info et France Télévisions. Dans ce contexte, après la guerre des images, c’est celle des visages qui fut ouverte. Yves Calvi recruté sur LCI et Jean-Marc Morandini au casting d’I-Télé. « Casting » qui, comme on le sait, est un choix de mot douteux le concernant… Lundi 14 novembre, les employés de la chaîne sont à leur trentième jour de grève et de mobilisation.

Dans tout ce tapage, le lancement de la chaîne BFM Paris est presque passé inaperçu. Dommage, elle est pourtant « la seule chaîne TV parisienne en direct », capable de vous informer en temps réel sur les transports notamment.

Autre actualité notable, à défaut d’avoir été notée : les 100 ans du Canard Enchaîné.

100 ans qu’il fait rire les Français et trembler les politiques ! Le Canard du mercredi est aujourd’hui encore tiré à 500 000 exemplaires. Et ouais.

Côté radio, rien de neuf sous le soleil (sauf si vous êtes à Paris et partout où il fait gris) : RTL reste la radio préférée des Français. Si elle n’a pas révolutionné sa grille, Europe 1 a fait le ménage ! Ciao Hanouna, bonjour Alessandra. Europe bonjour, titre de sa chronique, à Samuel Etienne, « je suis, je suis, je suis » (aussi) : le nouvel animateur de Questions pour un champion ! Enfin, la dame en rouge, Anne Roumanoff, virée à l’époque de la même radio, rappelons-le, est en roue libre, 30 minutes dès 12h tous les jours à l’antenne.

Dans les informations en vrac, on notera l’étude Cision qui nous apprend que 91% des journalistes consultent les réseaux sociaux. En travaillant dans les RP, on peut aussi vous assurer qu’à peu près ce même pourcentage privilégie mail et téléphone pour collaborer avec les RP.

Il est désormais possible d’acheter ses articles à l’unité : merci Articly, start-up française qui le permet.

Le Ministère de la Culture a annoncé de nouvelles aides à la presse et leur généralisation aux publications locales ainsi que la création d’un fonds de soutien pour « l’émergence et l’innovation », destiné aux « nouveaux médias d’information ». Le fonds distribuera des bourses d’un montant maximum de 50 000 euros « pour soutenir dès cette année la création de nouvelles entreprises de presse, version papier ou en ligne ». Il est doté de 2 millions d’euros en 2016, et davantage en 2017.

Evoquons les mesures prises par Facebook (changement d’algorithme) pour éviter le phénomène des pièges à clic, adoré par les médias, du type « vous ne devinerez jamais ce que cet homme à fait ».

Enfin, signalons que pour la première fois, en 2016, le digital est devenu le 1er support publicitaire avec 30% des investissements dans ces médias et que, effet collatéral ou non, les tarifs pour annoncer dans les médias plus traditionnels ont augmenté de 0,6%.

2016, année de la… parenthèse ? A suivre.

Caroline, plus fan de pandas que d’Hanouna

une nouvelle dimension

6 juillet 2016, comment Pikachu a ouvert la porte d’une nouvelle dimension ?

Revenir sur l’année 2016, sans mentionner le phénomène « Pokémon Go » est tout simplement impensable. Phénomène viral assez surréaliste, il marque surtout un tournant pour le futur de la réalité augmentée. 

Petits ou grands, en ville ou à la campagne, il était presque impossible en juillet dernier de ne pas croiser des hordes de gens penchés sur leur téléphone à la conquête de Bulbizare ou Salamèche (pour les fans de la première heure). C’est ainsi que cet été, le monde est devenu un plateau de jeu à ciel ouvert. A peine quelques jours après son lancement, Pokémon Go était l’application la plus téléchargée dans le monde. Après deux semaines, plus de 21 millions de dresseurs parcouraient la planète à la recherche de petits monstres à capturer. Un tel succès ne s’explique pas uniquement par la bouille sympathique de Pikachu, il tient aussi dans la découverte de la réalité augmentée. N’est-ce pas étonnant de pouvoir percevoir au travers de son écran de téléphone un personnage vivant dans une autre dimension ? Une expérience utilisateur unique et gratuite, il n’en fallait pas moins pour attirer le grand public.

Avant juillet, dans l’esprit de -quasi- tout le monde, le terme réalité augmentée raisonnait avec « matériels coûteux », à l’instar des lunettes connectées ou casques spécialisés. Pourtant avec Pikachu, présent au coin de la rue, au bureau, et même sous notre toit, la réalité augmentée a soudainement pris une nouvelle dimension, à portée de tous. Un smartphone et une application bien pensée, et nous voici en train de vivre l’expérience de la réalité augmentée, en vrai !

La ‘réalité augmentée’, un bien drôle de concept tout de même. Comment peut-on augmenter une réalité ? Mais surtout pourquoi avoir besoin de l’augmenter ? Dans quel but ? Edulcorer la réalité ? La romancer ? Ou bien nous plonger dans une réalité analytique ? Surdimensionnée ? La réalité augmentée c’est tout cela à la fois… une multitude de possibilités en devenir. L’exploitation de la RA (de son petit nom) est un véritable enjeu pour les entreprises, startup ou multinationale, BtoC ou BtoB ; elle est même une des composantes dans la stratégie de transition numérique de nombreuses entreprises. Tout le monde souhaite surfer sur le phénomène ‘’Pokémon Go’’ et cette technologie surprenante. En témoignent les lourds investissements réalisés par les acteurs du secteur du web et de l’internet, et notamment le lancement du fameux casque HoloLens de Microsoft mais dont le coût de 3000 euros est totalement prohibitif pour le grand public. Mais aussi, la naissance des diverses applications aujourd’hui disponibles depuis son smartphone, notamment Snapchat et ses World Lenses qui cartonnent sur les réseaux sociaux.

Retour sur une technologie qui est amenée à changer notre champ de vision.

Les usages de la RA ne se limitent pas aux simples jeux, les gamers ne sont plus les seuls à en profiter. La superposition du réel et du virtuel ouvre la porte à de nouvelles possibilités créatives pour les marques et annonceurs. Promotion par l’objet, expérience client inédite, marketing et publicité, événementiel avec des applications dédiées, comme Ikea qui nous invite à projeter notre canapé dans notre salon depuis notre écran de téléphone, ou encore ATOL qui propose d’essayer ses lunettes depuis son site internet… Gain de temps, plus de tranquillité : le duo gagnant. La RA donne même un coup de jeune aux opérations de marketing direct avec la campagne Burton, qui grâce à la solution de courrier augmenté de la Poste, fait découvrir la nouvelle collection d’une façon surprenante. Mais la communication n’est pas le seul secteur où la réalité augmentée est plébiscitée. La réalité augmentée est de plus en plus présente, mais encore faut-il trouver les usages qui sauront être au service de notre quotidien.

A l’école, elle pourra animer les livres et permettre des méthodes d’apprentissage plus intuitives ; dans la santé, au bloc opératoire ou dans la culture, dans le cadre de reconstitutions. Les industriels ne sont pas en reste et les usages sont quasi infinis, comme le démontre la dernière édition du Laval Virtual 2016. Ce sont bien les industriels qui tirent les premiers leur épingle du jeu. A l’image de Testia, filiale d’Airbus, qui l’utilise déjà depuis 5 ans le casque HoloLens dans son usine pour gagner en productivité ; ou ThyssenKrupp Elevator, fabricant d’ascenseurs, qui souhaite réduire les temps d’intervention de ses techniciens en leur permettant d’être en lien direct avec les ingénieurs lors de leurs déplacements pour les pannes. C’est un monde où il n’y a plus de barrière physique ou technologique.

Comme toute technologie, comme toute nouveauté, les bons usages devront être déployés, le marché comme les consommateurs vont tâtonner, hésiter, adhérer. Quand certains perçoivent la RA comme une nouvelle fenêtre ouverte sur le monde, pour d’autres elle est synonyme de repli sur soi. Rappelons-nous, ‘’Pokémon Go’’ avait d’ailleurs été l’objet de critiques dans ce sens. La RA, c’est l’ouverture à une nouvelle manière d’interagir, d’apprendre. Ce n’est que le début, comme le présume le cabinet Digi Capital, qui chiffre le marché de la RA à 120 milliards de dollars en 2020. Le cabinet Juniper Research dans son rapport Augmented Reality 2015 – 2019 prévoit, quant à lui, une augmentation du nombre d’applications passant de 184 millions en 2014 à 1,3 milliard en 2019.

Espérons tout de même que la RA ne soit pas poussée à son paroxysme, comme l’a imaginé Keiichi Matsuda, auteur de Hyperreality. On se pose néanmoins une question à l’agence : à quand les communiqués de presse version RA ?

Sources :
Les Echos / Usine Digitale / Le Monde

Mélanie, Digital Addict

 

 

 

Qu'on leur coupe les doigts

Qu’on leur coupe les doigts !

Une quinzaine d’heures : c’est ce qu’il a fallu à Florian Philippot pour gazouiller les hostilités le 15 juillet dernier. Exit le recueillement post-attentat qui était encore un dû l’année précédente : dès le lendemain macabre du 14 juillet niçois, les tweets politiques se sont mis à pleuvoir. Ils suintaient l’indécence en jetant aux oubliettes le deuil national. En 2016, les coqs politiques n’ont cessé de faire les beaux du haut de leur perchoir social, et leurs pépiements retentissants les ont propulsés en haut de la chaîne médiatique : bam-choc-buzz, et puis s’en va. Et si l’on interdisait Twitter aux politiques en quête de célébrité ?

Quelques jours avant l’élection présidentielle américaine, Donald Trump a été privé de Twitter. Terminé les gazouillis provocants : à mesure que la campagne franchissait la ligne d’arrivée, son staff a opté pour une communication modérée à tout prix – un choix qui l’a mené tout droit à la Maison Blanche. Depuis son élection, le 45ème Président des États-Unis a repris les droits de son compte et tient une ligne bien moins tonitruante. Si Donald Trump, l’homme aux mille polémiques, parvient à adapter ses tweets à la fonction présidentielle, pourquoi est-ce mission impossible en France ?

Il faut dire que Twitter est le réseau social de référence en termes de news : son instantanéité rend viral ce(ux) qui mériterai(en)t d’être oublié(s). Morceau de choix : Christine Boutin annonce, le 21 septembre, le décès de Jacques Chirac. L’intox est de mauvais goût malgré sa « source sûre » ; elle persiste. Son tweet devient un brasier qui enflamme la France et la replace au centre de l’attention pendant un (court) temps. Une stratégie de communication digne de Nabilla qui retranscrit son propre procès sur Snapchat : « putaclic ». Le tweet est aux politiques ce que la téléréalité est aux quidams en quête d’un instant de popularité : plus le bât blesse, plus ça buzz.

Twitter, porte d’entrée au paradis pour les délaissés de la politique qui veulent se faire une place (éphémère et rarement tendre) au cœur de la scène médiatique ? Si le tweet politique ad-nauseam expose nos hommes publics à toute la visibilité recherchée, la popularité est inversement proportionnelle à la qualité de la communication : plus on en parle, pire c’est. Toute publicité est-elle bonne publicité ? Le tour de force de ces sexagénaires qui phagocytent la scène publique, c’est peut-être finalement d’avoir su maîtriser un réseau social jeune moderne. « Je tweete donc je suis », le nouveau slogan des seniors en quête de mandat ? Pas en politique.

Avec Twitter, les hommes politiques s’offrent un temps de scène éphémère, mais qui reste dans les annales, aussi court soit-il. Parce que l’une des particularités de cet outil de viralité réside en sa communauté : ultra partisane, toujours prête à débattre et souvent très partiale, elle capture autant de tweets que de Pokémons. Le résultat ? Des archives qui viennent faire tâche, des mois voire des années plus tard : Nicolas Sarkozy en a vu toute l’ampleur lors de sa campagne pour la Primaire des Républicains, dont les tweets ont très souvent été accolés à ceux publiés lors de ses campagnes précédentes.

Twitter est un micro permanent pendu au doigt de ses faisants, et les tweets, des répliques extraites de leur contexte qui trouvent une seconde vie dans la presse, le web, les journaux télévisés. Dire n’importe quoi pour s’acheter un temps d’antenne ? La technique a fait ses preuves. Et si l’on interdisait à nos politiques de tweeter ? La vraie question, c’est peut-être pourquoi l’on devrait en arriver là. Si leur ramage se rapporte à leurs gazouillages, ils sont le phénix de la télé-politique – mais pas plus. Ca promet pour 2017.

Souces :
Tempsreel.nouvelobs / Europe1 / Le Figaro / Lexpress

Lolita, twittos mal plumé

Main iphone

Comment la génération Y va-t-elle changer le monde ?

Peut-être François Hollande en 2012 voulait-il particulièrement séduire les électeurs de moins de 30 ans en choisissant comme slogan la formule dorénavant célèbre «  Le changement c’est maintenant ». Et il ne s’y est pas trompé puisqu’au second tour, une timide majorité (57%) des électeurs entre 18 et 24 ans l’ont préféré au président sortant, Nicolas Sarkozy*.

Il faut dire que la génération Y y croit dur comme fer, au changement, elle qui porte en son sein toute une colonie d’entrepreneurs et dont on dit déjà qu’elle révolutionne le marché du travail et les stratégies d’entreprise. Elle, dont on répète qu’elle est « désabusée », prouve chaque jour, au contraire, qu’elle n’a aucune intention de suivre désespérément le modèle de ses aînés. Elle, qu’on appelle trop souvent la génération « sacrifiée », refuse de se poser en martyr de l’humanité et préfère se rêver génération d’un renouveau meilleur.

Pour atteindre son idéal, elle se permet de tout remettre en doute, jusqu’à un fondamental de la démocratie moderne : le vote. En 2012, plus d’un quart des électeurs de moins de 30 ans se sont abstenus au premier tour. Pourtant, la moitié d’entre eux considèrent que la politique est un domaine important de la vie et ils sont quasiment aussi nombreux que leurs aînés à se déclarer intéressés par le sujet (41% contre 43%**). Mais les jeunes électeurs sont dubitatifs quant au pouvoir de l’urne et seuls 53% d’entre eux estiment que le vote est le moyen le plus efficace pour influencer les décisions politiques. ***

La génération Y n’est pas je-m’en-fous-tiste, elle est révolutionnaire jusque dans ses moyens d’expression. Pour elle, le vote fait partie d’une large palette d’outils démocratiques variés, grassement enrichie par le développement des réseaux sociaux. Il n’est pas une obligation mais uniquement un acte pleinement considéré d’approbation totale pour le candidat élu et/ou de désapprobation non moins totale pour le candidat concurrent. La génération Y ne vote pas par défaut. Pourquoi le ferait-elle alors qu’elle peut composer son propre programme idéal en distribuant des likes au fil des publications ? Mieux encore, pourquoi élire un représentant quand on peut soi-même étaler ses idéaux aux yeux de tous et collecter les likes et les followers comme autant d’électeurs ?

Mais la génération Y n’est pas anarchiste. Et si elle a la critique facile, elle garde pour autant conscience de l’utilité d’une autorité gouvernementale. Ce qu’elle aimerait par dessus tout, c’est lui faire entendre (et appliquer) ses idées. « Une part de plus en plus importante de la jeunesse privilégie des modes d’action non conventionnels et directs, souvent protestataires, et légitime la démocratie participative. Ce n’est pas une majorité mais c’est une évolution qui, à terme, […] dans le cours de la transmission des attitudes comme des comportements politiques adressée aux générations de demain, peut dessiner les contours d’un tout autre paysage démocratique » disait la sociologue Anne Muxel en 2010… Et en 2016 naissait le mouvement Nuit Debout.

Sur les réseaux sociaux ou dans la rue, il y en tout cas fort à parier que ce n’est pas dans les urnes que la génération Y fera entendre sa voix. Elle ne veut plus participer silencieusement et laisser la parole à des représentants. Elle préfère interpeler directement ses dirigeants, sur internet ou directement sous leurs fenêtres. Elle pousse la démocratie à son paroxysme et retire la parole à la majorité pour la donner à chacun. Oui, la génération Y est individualiste et peut être un peu utopiste mais elle donne un nouveau sens au premier article de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits »… Du moins en ce qui concerne le droit à la liberté d’expression.

Elise, dubitative en herbe

*Enquête Ipsos / Logica Business Consulting pour France Télévisions, Radio France, « Le Monde » et « Le Point », réalisée par Internet du 3 au 5 mai 2012.
** Enquête de participation électorale 2012, INSEE
*** Muxel Anne, « L’engagement politique dans la chaîne des générations », Revue Projet 3/2010 (n° 316) , p. 60-68

Connecté

Les objets connectés, nouvelle révolution ?

Aujourd’hui les objets connectés nous entourent et rythment notre quotidien.

Les wearables et les produits relatifs à la maison connectée sont en plein essor. En effet, le marché français ne cesse de croître et les produits connectés ont représenté un marché de 340 millions d’euros en 2015*.

A qui profitent le plus ces objets ? La génération Y est-elle aussi touchée qu’on le pense ?

Les objets connectés touchent désormais tous les secteurs : l’industrie, le transport, la santé, le logement, etc.

La génération Y baigne dans cette révolution digitale où les objets connectés sont le nouvel eldorado de l’économie connectée. Le philosophe Michel Serres parle à ce titre de “la troisième révolution anthropologique majeure de l’humanité. Celle qui a changé la face du globe et qui a accouché d’un enfant, la génération Y”.

Le développement de ces objets est fortement encouragé par l’augmentation d’achat des smartphones et des tablettes. Cependant, malgré ce qu’on pourrait penser, le prix de ces objets reste un frein à l’achat. En effet, le prix d’une montre connectée peut atteindre 600 euros chez certaines marques. Les caméras domestiques connectées ne sont guère plus accessibles. Il peut donc s’avérer difficile de s’équiper pour la génération Y !

La question de la gestion des données personnelles apparaît également comme une limite. La facilité d’utilisation et la convivialité de ces nouveaux outils ont tendance à faire passer au second plan les risques auxquels nous nous exposons en matière de protection des données et de respect de la vie privée.

Qu’en est-il des marques ? Nombreuses sont celles qui s’engagent dans l’aventure des objets connectés. En effet, elles y voient une réelle opportunité de compléter ou de renouveler l’expérience qu’elles proposent à leurs clients : l’analyse prédictive des comportements et la personnalisation des messages.

On n’en démordra pas, les objets connectés apportent plus d’avantages que d’inconvénients, notamment dans des domaines tels que la santé ou le logement, où ils améliorent considérablement le confort en automatisant l’envoi d’alertes.

À l’heure où les objets connectés sont partout et offrent de plus en plus de fonctionnalités, nous pouvons nous demander comment la prochaine évolution du genre humain va évoluer. Reposera-t-elle sur la technologie ? L’internet des objets va-t-il impulser la révolution du transhumanisme ?

 « Vivons heureux, restons connectés ? »

Julie, une épicurienne hyper connectée

* Source GFK

Main ordinateur

Bénévolat 2.0 : cap ou pas cap ?

Bonne nouvelle : la génération Y se distingue aussi par son engagement social ! Malgré un contexte économique défavorable, les jeunes, en perpétuelle quête de sens et de solidarité, s’engagent de plus en plus dans l’associatif. Une réponse concrète à un mécontentement politique qui les pousse à agir pour l’intérêt général.

Néanmoins, l’engagement de la génération Y s’inscrit dans l’action immédiate.

Dans les pratiques, l’évolution majeure constatée avec l’émergence d’Internet vient de la manière dont les bénévoles trouvent un engagement”, affirme Anne-Carole Poitrenaud, directrice générale adjointe de l’association France Bénévolat.

Une génération connectée qui, grâce à cela, contourne les principaux freins à l’engagement associatif : temps, disponibilité et mobilité.

En effet, « environ 60 % des jeunes bénévoles utilisent par exemple les réseaux sociaux pour soutenir une cause », constate Sophie Cros, directrice des contenus & événements du Forum national des associations & fondations.

Par ailleurs, nous ne sommes pas sans savoir que le bénévolat est une question d’engagement et d’intérêt. Mais aussi une affaire de bouche à oreille et d’affinité. Les bénévoles s’inscrivent parfois entre amis ou sur recommandation parce qu’une organisation a su susciter cette envie de faire parler d’elle. Les associations ont donc tout à gagner à s’appuyer sur l’aspect communautaire que leur offre internet.

Cependant, l’utilisation des réseaux sociaux et de la toile pour recruter de nouveaux bénévoles peine à se développer. “En termes de e-bénévolat ou e-mécénat, d’autres pays sont plus avancés. C’est le cas de la Pologne notamment, dont le tissu associatif s’est structuré dans le milieu des années 90 et a intégré dès le départ les possibilités offertes par Internet et le numérique”, souligne Anne-Carole Poitrenaud de l’association France Bénévolat.

Mais ne mettons pas l’accent que sur les trains en retard, soulignons les belles initiatives 2.0 tricolores. On peut penser par exemple au réseau social de proximité Voisin-âge, lancé par les Petits frères des Pauvres. Ou encore, à la plateforme Bénévole At Home qui propose aux citoyens de devenir l’ange gardien de leur quartier. Un site web simple d’utilisation puisqu’il suffit de s’inscrire en précisant le service que les habitants sont prêts à offrir ainsi que leurs horaires de disponibilité.

Un web-virage qui va s’avérer capital pour la pérennité et le bon fonctionnement des associations qui doivent faire cohabiter la jeune génération avec les séniors moins adeptes de ces nouveaux outils digitaux. Visiblement, proposer aux jeunes de s’engager en fonction de leurs disponibilités et de leurs modes de vie semble être une des solutions les plus performantes à la fidélisation.

Laura, optimiste des internets

 

écouteurs

Génération Y : entreprises, il est temps de vous adapter !

La génération Y « sait que l’entreprise ne pourra pas lui promettre ce qu’elle a promis a ses parents, elle s’invente donc une autre destinée » disait Emmanuelle Duez, fondatrice de The Boson Projet, lors du Positive Economy forum en 2015. Des propos qui résument bien ce que cette génération fait en réponse à ce qu’on lui reproche : d’être impatiente, paresseuse, infidèle, exigeante, peu respectueuse de la hiérarchie.

En réalité, cette génération, que l’on désigne Y du fait de la forme des écouteurs vissés à ses oreilles, a grandi en constatant que tout est possible : voyager, entreprendre, faire rimer vie professionnelle avec flexibilité.

Aussi appelée « génération skies », contraction d’Easy jet et de Skype, elle a compris qu’elle pouvait opter facilement pour le freelancing ou l’auto-entrepreneuriat, pour des alternatives moins classiques à l’emploi, contrairement à ce que pouvaient faire ses parents.

Elle est loin d’être paresseuse cette génération puisqu’au contraire elle veut créer ses propres emplois, ses nouveaux modèles, plus en phase avec ce à quoi elle aspire : donner du sens à ce qu’elle fait. Pour elle, travailler ne rime pas avec nécessité mais avec épanouissement.

Elle a peur des étiquettes et il est vrai qu’en France, notre parcours, nos expériences professionnelles peuvent rapidement nous enfermer dans un domaine, un secteur. Alors que le digital bouleverse l’organisation même des entreprises et crée de nouveaux métiers, elle aspire à évoluer avec son temps, à accompagner ces évolutions et avoir d’autres perspectives que celles qu’on lui offre à un instant T. C’est d’ailleurs pour cela qu’on observe de plus en plus d’entreprises qui changent leur façon de manager, qui responsabilisent leurs équipes, qui mettent en place un système de turn-over interne sur les postes, qui créent leurs propres incubateurs pour accompagner (et garder !) leurs talents à faire aboutir leurs projets. On observe par ailleurs dans les médias le retour des sujets relatifs au bonheur en entreprise, à la flexibilité, au management bienveillant.

La génération Y est une opportunité pour les entreprises et il est fort à parier que celles qui la prennent pour une menace ne résistent pas longtemps face à sa détermination de bousculer les codes pour faire rimer vie professionnelle et vie privée. Pour apporter du sens à leur travail, pour apporter des solutions aux évolutions sociétales. « Cette jeunesse fait un pari : elle fait passer le pourquoi avant le comment, la flexibilité avant la sécurité, l’exemplarité avant le statutaire, l’ambition de s’accomplir avant celle de réussir ».

Il faut peut-être être moins dur avec elle et cesser de l’accuser d’être à la fois peu respectueuse de la hiérarchie et trop confiante.

L’entreprise telle qu’elle est aujourd’hui ne lui correspond pas. Elle cherche un idéal, elle le poursuit et se donne le moyen de l’atteindre. Peut-on alors vraiment lui reprocher de travailler dur pour faire changer les choses voire même, en témoignent les nombreuses innovations de jeunes startupeurs français, de changer le monde ?

Caroline, jeune mais motivée.

Suggestions

Nos suggestions

Newsletter du 08 décembre 2016

LIVRE
Twittus Politicus. Décryptage d’un média explosif, Antoine Dubuquoy et Nico Prat, Editions Fetjaine, Janvier 2013

Capture d’écran 2016-11-30 à 18.19.38

On l’a vu lors de l’affaire DSK, lors du printemps arabe, à l’occasion de la présidentielle ou lors de la lutte Fillon-Copé pour la tête de l’UMP : le tweet grille désormais la politesse aux médias traditionnels, réduits à relayer les informations dispensées sur les réseaux sociaux. Au cours de l’année écoulée, indubitablement Twitter est devenu un outil de la vie politique.

INFOGRAPHIE
LA RÉALITÉ AUGMENTÉE

LA RÉALITÉ AUGMENTÉE – Une infographie cFactuel. Nintendo se frotte les mains. Son dernier jeu de smartphone est un succès. Le secret ? La réalité augmentée. Décryptage d’une technologie en plein boom.

Capture d’écran 2016-11-30 à 18.47.12

Infographie sur Pinterest

REPLAY
Les journalistes, pourquoi tant de haine ?

Une docteur en socio des médias, prof à la Sorbonne, Julia Cagé est venue présentée dans l’émission de Yann Barthès son livre « Sauver les médias » et expliquer pourquoi les médias s’en prennent plein la tête.

Capture d’écran 2016-11-30 à 18.33.36

Yann Barthès

 

PRESSE
On peut désormais jouer avec l’intelligence artificielle de Google.

Afin de rendre compte des progrès réalisés en matière de machine learning et de permettre à tout le monde de se familiariser de manière ludique et amusante avec l’intelligence…

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Article Science post

Newsletter du 06 octobre 2016

VIDEO
L’intervention d’Emmanuelle Duez au Positive Economy Forum

Emmanuelle Duez, Fondatrice, The Boson Project et WoMen’Up nous parle de la génération Z, une génération qui n’a peur de rien, lors de la 4ième édition du Positive Economy Forum au Havre.

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PRESSE
L’abécédaire de la génération Y de Konbini

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Plutôt que de suivre des règles existantes, les millennials ont créé leurs propres codes, leur propre langage. De A à Z, voici le lexique de cette génération indéfinissable.

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DOCUMENTAIRE
Les jeunes (génération Y), Mes Chers Contemporains, 2015

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LITTERATURE
Petite poucette, Michel Serres, 2012

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De l’essor des nouvelles technologies, un nouvel humain est né : Michel Serres le baptise «Petite Poucette» – clin d’oeil à la maestria avec laquelle les messages fusent de ses pouces. Petite Poucette va devoir réinventer une manière de vivre ensemble, des institutions, une manière d’être et de connaître… Débute une nouvelle ère qui verra la victoire de la multitude, anonyme, sur les élites dirigeantes, bien identifiées ; du savoir discuté sur les doctrines enseignées ; d’une société immatérielle librement connectée sur la société du spectacle à sens unique…

 

Newsletter du 29 juin 2016

LITTERATURE
99 francs, Frédéric Beigbeder, 2000

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Quatrième roman de Frédéric Beigbeder adapté au cinéma par Jan Kounen en 2007, 99 francs décrit la descente aux enfers de Octave Parrango, concepteur rédacteur en pleine désillusion face au cynisme de son métier. On ne se lasse pas de la plume acide de Beigbeder et on attend la suite avec impatience : L’Idéal sortira au cinéma le 15 juin prochain.

 

PHOTOGRAPHIE
100 photos de Robert Capa pour la liberté de la presse, Reporters Sans Frontières, 2015

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Pour son 30e anniversaire, Reporters Sans Frontières dédie un numéro de la collection 100 photos pour la liberté de la presse à l’intrépide Robert Capa. Accompagnées des commentaires de John Kerry, Patrick Modiano, Noam Chomsky et Yann Arthus-Bertrand, 100 des plus emblématiques photographies du Hongrois témoignent des épisodes déterminants du 20ème siècle.

CINEMA
Imitation Game, Morten Tyldum, 2015

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Pour son quatrième film sur grand écran, le cinéaste norvégien Morten Tyldum s’attaque à la biographie de Alan Turing (Benedict Cumberbatch), mathématicien cryptologue engagé par le gouvernement britannique en 1940 pour percer les secrets de la célèbre et réputée inviolable machine de cryptage allemande Enigma.

 

TELEVISION
The Newsroom, Aaron Sorkin, 2012

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Récemment achevée après 3 saisons, The Newsroom décrit le quotidien chaotique de l’équipe de l’émission « News Night » en pleine polémique suite aux déclarations controversées de son présentateur vedette Will Mc Avoy (Jeff Daniels). Chaînes, émissions, journalistes et présentateurs se livrent une guerre sans merci dans les coulisses pour être les premiers à révéler le scoop du siècle.

 

BANDE DESSINEE
Captain America, Marvel

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Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les comics ont largement servi de réceptacle à la propagande. Mais contrairement aux autres héros en collants luttant contre « le mal », Captain America arbore les couleurs du drapeau américain et intègre la notion de propagande dans son script : le personnage est façonné de toutes pièces par le gouvernement pour motiver les troupes. 75 ans après sa première apparition, la recette fonctionne toujours.

 

 

Elise Paris et Sarah Ousahla, Culture Addicts.

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S’affranchir de la propagande

Quel est le point commun entre l’Union Soviétique, l’Allemagne d’Hitler ou encore la Corée du Nord ? Ces régimes totalitaires ont tous usé (et abusé) d’images de propagande pour asservir davantage leurs peuples. Si 70 ans après, nous connaissons tous les peintures « réalistes » de Plastov et les affiches antisémites de Goebbels, il est aisé de deviner l’impact de ces campagnes à l’époque.

Plus récemment, d’autres organisations criminelles se sont distinguées en utilisant un attirail de propagande digne des plus grandes productions hollywoodiennes. Daesh, dont les vidéos propagandistes inondent le net, en est un exemple parfait. En faisant sienne l’imagerie fantastique et héroïque des films et des jeux vidéos, l’Etat Islamique manipule notre jeunesse, elle même bercée par cette esthétique depuis sa naissance.

Cette stratégie est d’autant plus efficace qu’elle est effectuée dans des systèmes démocratiques ouverts. En effet, dans les pays où la liberté d’expression est légion, où le développement économique favorise la connexion de millions de foyers aux médias, il est encore plus facile de toucher la population massivement.

Doit-on pour autant se déconnecter, réclamer plus de contrôle étatique sur les messages diffusés ou limiter le partage de vidéos sur internet ? Ne vaut-il pas mieux apprendre aux prochaines générations à décrypter les informations qui parviennent jusqu’à eux ? Ou peut-être devrions-nous juste tirer des leçons du passé pour nous affranchir de ceux qui contrôlent les médias et donc la pensée de masse…

Perrine Soymie, polémiste en devenir