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S’affranchir de la propagande

Quel est le point commun entre l’Union Soviétique, l’Allemagne d’Hitler ou encore la Corée du Nord ? Ces régimes totalitaires ont tous usé (et abusé) d’images de propagande pour asservir davantage leurs peuples. Si 70 ans après, nous connaissons tous les peintures « réalistes » de Plastov et les affiches antisémites de Goebbels, il est aisé de deviner l’impact de ces campagnes à l’époque.

Plus récemment, d’autres organisations criminelles se sont distinguées en utilisant un attirail de propagande digne des plus grandes productions hollywoodiennes. Daesh, dont les vidéos propagandistes inondent le net, en est un exemple parfait. En faisant sienne l’imagerie fantastique et héroïque des films et des jeux vidéos, l’Etat Islamique manipule notre jeunesse, elle même bercée par cette esthétique depuis sa naissance.

Cette stratégie est d’autant plus efficace qu’elle est effectuée dans des systèmes démocratiques ouverts. En effet, dans les pays où la liberté d’expression est légion, où le développement économique favorise la connexion de millions de foyers aux médias, il est encore plus facile de toucher la population massivement.

Doit-on pour autant se déconnecter, réclamer plus de contrôle étatique sur les messages diffusés ou limiter le partage de vidéos sur internet ? Ne vaut-il pas mieux apprendre aux prochaines générations à décrypter les informations qui parviennent jusqu’à eux ? Ou peut-être devrions-nous juste tirer des leçons du passé pour nous affranchir de ceux qui contrôlent les médias et donc la pensée de masse…

Perrine Soymie, polémiste en devenir